Environnement urbain à Sfax : L’image inaltérable de Sfax El Jadida.
Toutes les attaques non fondées et ridicules menées par certains contre le projet immobilier qui sera réalisé par la Société d’Aménagement de Sfax El Jadida sur le lot 23 A reflètent les contours d’une extrême pauvreté en matière d’analyse portant sur le développement urbain.
Le terrain dont il est question a fait l’objet d’un lotissement approuvé par les autorités municipales en 2008. Le projet n’occupe pas plus de 50% de la superficie du lot et les hauteurs autorisées ne dépassent pas les R+6, alors que dans les écrits des détracteurs, on parle de R+10 et R+13; comme si la métropole sfaxienne et les constructions en hauteur étaient incompatibles alors qu’à Sousse, deux projets de construction de tours de 25 étages viennent d’être autorisés. Le temps est donc venu de nous interroger sur les critères d’urbanité qui ré-gissent la vision de planification urbaine de la ville de Sfax… un thème sur lequel la CCIS devrait se pencher puisqu’elle est consciente du fait que son rôle ne se réduit pas à l’organisation de salons.
Aujourd’hui, si l’on évalue l’usage des ressources et des pratiques engagées dans le milieu urbain, à Sfax, durant le dernier quart de siècle, on découvre la grande importance que revêt l’empreinte de la Société d’Aménagement de Sfax El Jadida. Créée au milieu des années 80 et avec une enveloppe de 5 millions de dinars, cette société a le mérite d’avoir rasé un paysage lugubre hérité du passé (cimetières et constructions précaires et vétustes) et d’avoir édifié sur plus de 60 ha, un écosystème urbain en rapport harmonieux avec le système social, écono-mique, culturel et physique, et d’avoir contribué à la définition d’un bien être urbain adapté aux dimensions de la ville. Ce mode d’urbanisation con-sacré par Sfax El Jadida privilégie la mixité et le rapprochement fonctionnels et humains, critères de qualité de l’urbanisme de demain.
Concernant les constructions en hauteur, la question ne se pose plus puisque la croissance démographique continue et le sol ne change pas. Toute amélioration de la qualité de vie ne dépend que du respect rigoureux des directives en matière d’environnement et d’infrastructure. Un urbanisme reposant sur la durabilité et la convivialité nous permettrait de découvrir de très anciennes vertus.